TROUBLESLes phobies

Il s’agit de réactions de crainte (fuite, évitement) ou de peur déclenchées par un stimulus n’ayant aucun caractère agressif réel pour l’animal. Les phobies évoluent en trois stades :

Au stade dynamique, le chien ne réagit qu’à un seul stimulus phobique ; on parle de phobie simple. Ses réactions sont parfaitement organisées et visent à lui permettre de se soustraire physiquement à cette stimulation en fuyant ou en se cachant.

On se trouve au stade d’intensification lorsque le chien n’a pas réussi à se soustraire au stimulus phobique, et que l’on voit apparaitre des réactions émotionnelles de plus en plus fortes, ce sont des réactions de peur. Elles commencent par s’exprimer sous la forme de modifications physiologiques (miction et défécation par peur, salivation, accélération cardiaque et respiratoire) puis très vite, la peur devenant de plus en plus intense, apparaissent des réactions d’agression.

Au stade de généralisation, l’amplification des réponses émotionnelles s’accompagne d’une hyper-vigilance. Le chien va repérer, petit à petit, des stimuli qui précèdent l’apparition du stimulus phobique d’origine. La phobie devient une phobie complexe, dont l’évolution ultime est l’association de la quasi-totalité des éléments du milieu du chien avec la situation phobique ; c’est l’état pré-anxieux.

La plupart du temps, la phobie résulte d’un stress violent inauguré par un contact avec le stimulus qui va devenir phobique. Le pronostic est globalement bon, mais il est tempéré par le stade de la maladie et la volonté de coopération des propriétaires. Le traitement repose sur la prescription d’anxiolytiques ou de bêtabloquants associés à une thérapie d’habituation ou à une thérapie par le travail.

 

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